Les multiples défis de l’après COP 26

Les Etats n’y arriveront pas seuls, les entreprises doivent urgemment se saisir de l’urgence de la transformation écologique.

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Nicolas Pereira, PDG, Solylend et World Impact Summit

À deux semaines de la tenue du World Impact Summit, Sommet international des solutions pour la planète (2 et 3 décembre à Bordeaux) son fondateur et Président Nicolas Pereira réagit à l’accord de la COP 26, jugé décevant.

Les absents ont toujours tort. Surtout lorsqu’il s’agit du climat.

La COP 26 a accouché d’une souris. Comme nous étions nombreuses et nombreux à le craindre, en raison notamment de l’absence des Présidents de la Chine, de la Russie et du Brésil. Les États réunis se sont donc engagés timidement vers la réduction de leurs émissions de gaz à effet de serre. À l’issue de cette COP, l’objectif de maintenir le réchauffement au-dessous des 2 degrés s’éloigne définitivement.

Le GIEC (Groupe d’Experts intergouvernemental sur l’Évolution du Climat) a une fois encore alerté la communauté internationale au début de l’été dernier en présentant 6 scénarios qui amènent notre planète à un réchauffement entre 1,5 et 6 degrés. Dans tous les scénarios, les conséquences pour toutes les formes de vie sur notre planète seront réelles, voire dévastatrices dans le pire des scénarios à 6 degrés.

Cette COP est-elle un échec ?

À ce stade, les engagements pris à Glasgow par les 200 pays signataires des accords de Paris, s’ils sont suivis d’actions concrètes, auront pour conséquence une hausse de 2,7 °C des températures selon l’ONU. Une perspective catastrophique.

Les larmes du Président de la COP témoignent de cette ambition ratée : sortir distinctement des énergies fossiles. Une petite phrase du texte de résolution résume cela parfaitement : elle appelle les pays membres à « accélérer les efforts vers la sortie de l’énergie au charbon sans système de capture (de CO2) et des subventions inefficaces aux énergies fossiles ». Les centrales à charbon équipées de systèmes de capture ne sont donc pas visées, pas davantage que les énergies fossiles dont on ne sait qui jugera de leur efficacité. Un coup d’épée dans l’eau.

Sur ce seul aspect de la réduction des émissions carbone et de la limitation du réchauffement, cette COP est donc un échec et une perte de temps que nous n’avons plus.

L’eau, la grande oubliée de cette COP 26

Une autre absente de ces discussions était la question de l’eau.
Le réchauffement climatique acquis et irréversible que nous connaissons aujourd’hui a des conséquences nombreuses sur l’ensemble des écosystèmes naturels, et sur la ressource en eau nécessaire à la vie de ces écosystèmes.

Certains pays sont déjà confrontés à des pénuries d’eau dramatiques. 

Nous accueillerons le 2 décembre prochain la ministre de l’environnement de Madagascar et le Haut Commissaire au fleuve Sénégal à l’occasion du World Impact Summit. Ils lanceront une alerte mondiale sur la question de l’eau, et appelleront les États à agir pour protéger ce bien commun et assurer son accès partout à travers le monde.

Madagascar est confronté à une sécheresse inédite dans son histoire qui met en péril l’agriculture et la sécurité alimentaire du pays. Les conséquences des sécheresses à répétition pour l’agriculture sont un enjeu dont les États doivent se préoccuper. Les pays de l’hémisphère Nord n’ont pourtant acté aucun soutien les pays les plus exposés, souvent au Sud. Cette COP 26 n’aura pas tenu ses engagements et les prochaines COP devront  corriger ce manque d’engagement pour relever le défi de l’équité et de la lutte contre les effets du changement climatique à l’échelle mondiale.

Le World Impact Summit veut mettre à l’agenda politique cette question, et souhaite une prise de conscience plus large de la communauté internationale.

Au-delà de ces constats alarmants, les questions qui se posent sont simples : qu’attendons-nous pour passer des discours aux actes ? Des traités internationaux aux régulations nationales ? Des objectifs aux résultats ? 

Les solutions sont là, il est temps d’agir et d’accélérer la transformation écologique !

Des milliers de professionnels se réuniront à l’occasion du World Impact Summit, pour témoigner de leurs engagements concrets, et surtout des résultats obtenus.
Nous ne pouvons plus nous contenter d’organiser des événements qui participent à alimenter le greenwashing encore trop souvent présent. Nous exigeons de l’action et des résultats, c’est la mission que se fixe le World Impact Summit en appelant tous les acteurs de la transition écologique à faire entendre leur voix dans la perspective de l’élection présidentielle française.

Rendez-vous les 2 et 3 décembre, en présentiel à Bordeaux, ou en ligne, pour découvrir plus de 300 solutions, et les engagements de nos partenaires pour répondre concrètement au défi climatique qui se dresse devant nous.